LES PRINCIPES DE GESTION

La contrainte fondamentale en finance est l’arbitrage entre le rendement et la prise de risque : gérer un patrimoine, c’est chercher à le faire grandir au mieux en assumant un niveau de risque approprié au profil de son détenteur. S’il est illusoire de bénéficier d’un rendement maximum pour un risque minimum, il est néanmoins des principes fondamentaux qui permettent d’améliorer le rapport entre le rendement attendu et le risque encouru.

Le premier de ces principes est la diversification du portefeuille. De la sorte, des risques liés à différents investissements peuvent se compenser et donc se neutraliser, sans perte de rendement. En même temps, la diversification n’impose pas de prendre « un peu de tout », sans discernement, sans analyse, sans conviction. Notre équipe de gestion veille ainsi à mettre en œuvre une diversification éclairée, avec des pondérations géographiques et sectorielles dynamiques, et propose aussi une sélection de valeurs individuelles.

Un deuxième principe est de préférer une analyse fondamentale aux effets de mode. L’action à détenir en portefeuille dont tout le monde parle est forcément celle qui vient d’afficher la plus belle performance mais celle-ci n’augure en rien de son comportement futur. La sagesse est connue : il faut acheter ce qui bon marché et vendre ce qui est cher, acheter au son du canon – quand la panique règne – et vendre au son du clairon – quand l’euphorie s’installe. Mais, bien que connue et confortée par les travaux académiques sur la finance comportementale, cette sagesse est loin d’être mise en œuvre de manière dominante sur des marchés financiers qui restent sujets à des effets de mode et à des phénomènes de panique et de frénésie. Aux évolutions récentes des cours, notre équipe de gestion préfère comme critère d’investissement une analyse du rendement attendu (« expected return »). Celle-ci doit porter à la fois sur le cash flow (dividendes, loyers, intérêts) généré par l’actif considéré et sur la possible plus-value, tenant compte de la valorisation relative de l’actif et de la prime de risque qu’il offre.

Directement inspirée par la recherche académique en ce domaine, notre gestion sera biaisée vers des investissements à connotation « rendement » plutôt que vers la recherche de plus-values, forcément plus aléatoires, même si cela signifie se montrer prudent vis-à-vis des actifs les plus « médiatiques ».

Un troisième principe est de veiller prioritairement à l'allocation d'actifs, c'est-à-dire la répartition du portefeuille entre catégories d’actifs. Ici encore, les travaux académiques convergent : l’essentiel de la performance d’un portefeuille vient de la répartition entre classes d’actifs – « avoir la juste proportion d’actions au bon moment » - et non du choix de tel ou tel actif individuel – détenir telle action plutôt que telle autre. Les performances des différentes classes d’actifs sont fonction de l’environnement économique, financier, social et politique qui va affecter les taux d’intérêts, les bénéfices présents et futurs des entreprises et la valorisation des actifs. En témoigne la volatilité du rapport « cours/bénéfices » des indices boursiers. A l’analyse financière des valeurs individuelles, doivent s’ajouter à la fois l’analyse financière des marchés et l’analyse macro-économique. Ce sont elles qui doivent guider la répartition des portefeuilles entre classes d’actifs et entre régions du monde. Notre équipe y consacre une attention particulière.

Un quatrième principe est de bien cerner le risque, souvent parent pauvre du célèbre couple « risque/return ». L’appât du gain masque souvent l’analyse du risque … La recherche constante de performance et les comparaisons multiples poussent les investisseurs, professionnels ou particuliers, à prendre des risques parfois mal appréhendés. C’est assurément la partie la plus délicate dans l’évaluation d’un investissement : notre équipe cherche à l’apprécier avec la plus grande acuité et à sensibiliser les clients aux risques pris. La notion d’investissement responsable prend ici tout son sens : si, dans le même secteur d’activités, des sociétés se soucient moins que leurs concurrentes des dimensions environnementale, éthique ou de saine gouvernance, elles s’exposent aussi davantage à des scandales et par là même, à des réactions plus ou moins importantes des consommateurs. Leurs chiffres d’affaires et leurs bénéfices s’en trouvent souvent durablement affectés.

Enfin le cinquième principe consiste à … choisir un bon gestionnaire, celui qui communiquera avec transparence sur ses décisions et sur ses frais, qui affichera un couple « risque/return » cohérent dans le temps, qui veillera à l'alignement des intérêts.

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